25 octobre 2010

Big Brother et Mickey Mouse

La gauche a toujours aimé se faire peur en se jouant des films d’horreur. Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde, n’est-ce pas ! On connaît le refrain, il scande un demi-siècle d’antifascisme parodique. On le croyait inusable, mais il a vieilli. Il faut dire que la bête immonde a profondément mué. Elle ne porte plus des cornes, mais des Ray Ban. La chirurgie esthétique a adouci ses traits. Chemin faisant, on est passé des années 40 au CAC 40. C’est beaucoup plus fun. Il manquait un nom à cette nouvelle bête. Raffaele Simone lui en a trouvé un, c’est « le Monstre doux », titre de son dernier livre, qui a fait pas mal de remous en Italie à sa sortie en 2009, dans un pays berluscosinistré. L’ouvrage n’est pas sans intérêt, même s’il n’apporte rien de nouveau, en tout cas rien qui n’ait déjà été dit par Tocqueville. Ce monstre doux, c’est l’Occident qui virerait à droite, selon Simone, mélange de Big Brother et de Mickey Mouse.

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21 octobre 2010

Jusqu'où ira la violence des casseurs ?

Lyon_Photo Laurent Cipriani.jpgLes affrontements des casseurs avec la police, le pillage quasiment systématique des centres ville à l'occasion des grandes manifestations rejoignent une tendance de fond : les vols, depuis 50 ans, augmentent de façon constante rappelle Doron Lévy dans son ouvrage (Braquages, Actualités, évolution, riposte, CNRS éditions). Appât du gain rapide, jeunesse des commandos "opportunistes, issus des quartiers sensibles" : les évolutions récentes confirment que la "criminalité n'est plus une conséquence de la pauvreté. Au contraire, plus une société est riche, plus elle est criminogène". En bref, belle vitrine = grosse tentation. Les violences qui se sont déroulées à Lyon hier illustrent à merveille ce propos. La foule cache à son insu les commandos. Prions pour que l'escalade de la violence ne dégénère pas...

Voir aussi le reste du reportage ici

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10 octobre 2010

« Le FN, souffrance.. Qu'on est bien, en France... »

Ca y est. Bertand Cantat est enfin remonté sur scène. Ce fut « intense », et le leader de Noir Désir a reçu une « impressionnante ovation » nous apprennent les journaux. On est bien content pour lui. Après tout, le toxico donneur de leçon a « purgé sa peine » et « payé sa dette à la société » comme l'on dit.

Et puis il y a « l'autonomie de l'oeuvre » vous comprenez, il ne faut pas confondre la personnalité de l'artiste et sa production musicale... Certes. Seulement lorsque l'on hurle « On t'aime Bertand! », ce n'est pas une chanson qu'on honore mais bien un homme, tout comme il y a une différence abyssale entre écouter un Cd de Noir Désir et aller aujourd'hui entendre avec ferveur et les larmes aux yeux son chanteur en concert.

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07 octobre 2010

La (re)traite des blanches

Tous les arguments sont bons pour tenter de décrédibiliser la réforme des retraites, pourtant nécessaire car mettant en cause la solidarité intergénérationnelle et l’obligation d’aliments collective à l’égard de nos vieux.

Halde là !

C’est ainsi que l’on se lamente sur l’injustice de la réforme qui pénaliserait les femmes, lesquelles se verraient contrainte de prendre leur retraite plus tard que les hommes. La belle affaire ! Et d’expliquer que « l’avenir de l’homme », comme le chantait Ferrat, est obligé de s’arrêter de travailler pour élever les enfants ce qui le conduit à avoir des carrières en dent de scie, entre temps partiel et pluriactivité. Doit-on rire ou pleurer devant une telle tartufferie de la gauche syndicale et politique qui puise son argumentaire dans un avis de la HALDE du 13 septembre écoulé et l’agite comme un vague chiffon programmatique ? (www.halde.fr/IMG/doc/deliberation_retraite_des_femmes.doc) La Haute Autorité, dans sa lutte guillotinesque pour l’égalité à tout prix, « s’est saisie d’office de la question des inégalités de genre en matière de retraite » (sic !) et après avoir affirmé que « les femmes travaillent plus souvent à temps partiel, qu’elles évoluent dans des métiers moins rémunérateurs et qu’elles font moins d’heures supplémentaires [à quoi] s’ajoutent (…) les conséquences pour les femmes de la maternité sur leur déroulement de carrière et leur rémunération ainsi que les impacts de la répartition des responsabilités en matière de garde d’enfants (selon l’Insee les femmes assument 80% du noyau dur des tâches domestiques) et de garde des personnes dépendantes », appelle le gouvernement à « favoriser et rééquilibrer l’accès [des femmes] au congé parental » et à mettre en œuvre des mécanismes compensatoires destinés à corriger l’inégalité hommes/femmes dans l’accès à la retraite.

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04 octobre 2010

L’(ac)culture de la délinquance

A n’en pas douter, l’année 2010 restera comme celle où l’on vit les langues se délier, et s’affranchir de la traditionnelle la langue de bois, sur des sujets aussi tabous que l’immigration, l’islamisation et la délinquance des jeunes de nos banlieues.

La culture du déni

Pêle-mêle, on rappellera Eric Zemmour et son historique « Mélancolie française » sur les néo-barbares déferlant sur la France et l’Europe, la démographe Michèle Tribalat et ses « Yeux grands fermés » sur l’immigration, Jean-Paul Gourévitch levant le voile sur le coût des phénomènes migratoires (« immigration+émigration = 40 milliards d’Euros »), le récent ex-banquier SPD outre-Rhin, Thilo Sarrazin et son brûlot apocalyptique nous contant pourquoi « L’Allemagne court à sa perte » par une islamisation invasive (diagnostic valant également pour la France, ainsi qu’en attestent « Ces maires qui courtisent l’islamisme », dernier opus de Joachim Véliocas dont nous rendrons compte dans le prochain n° du « Choc du mois ») et, dernièrement, le sociologue, Hugues Lagrange, flibustant « Le déni des cultures » des sciences sociales pour encourager une approche plus ethniciste de la délinquance périurbaine. D’après l’auteur, les facteurs ethno-culturels influenceraient profondément le passage à l’acte criminel. Bien plus, il considère que les noirs africains subsahéliens (Mauritanie, Mali) seraient particulièrement exposés à ce tropisme. Cet ouvrage fait polémique, dit-on et l’on relèvera, par exemple, la charge gauchisante d’Eric et Daniel Fassin dans « Le Monde » du 30 septembre, qui, les yeux embués et la plume tremblante, se retranchent derrière les études sociologiques nord-américaines pour accuser Lagrange de « déni des discriminations socio-raciales ». Selon ces zélateurs paradoxaux du multiculturalisme égalitaires et diversitaires, les délinquants noirs ou maghrébins seraient d’abord des victimes de la pauvreté et du racisme. De telles sottises qui ont eu cours depuis les années quatre-vingt en France, montrent que le déni des cultures a servi de marchepied à une réelle culture du déni qui confine à l’absence de culture tout court, l’aveuglement idéologique supplantant le courage de se confronter à la réalité.

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01 octobre 2010

Michel Houellebecq est mort, son éditeur l’a ressuscité

J’en peux plus de Houellebecq, j’en peux plus d’ouvrir ma télé ou mon journal et de tomber sur son cadavre comateux, artificiellement maintenu en vie par son éditeur. Un soir qu’il était aussi désactivé que ma télé, j’ai même cru qu’on avait exhumé la momie de Ramsès II. C’était comme un squelette sorti du compost, à moitié légumifié, tout plein de tubercules fibreux qui pendaient au bout du micro et des bandelettes partout ailleurs qui donnaient à ce qu’il disait un côté hiéroglyphique. La momie de Toutânkhaillon. A croire qu’on la conserve dans un cendrier rempli de vieux mégots mâchouillés. Faudra demander aux houllecbecquologues.
Cette année, ils exultent. On va peut-être lui décerner le Goncourt, avant de le renvoyer dans les limbes. De toute façon, si c’est pas cette année, ça sera la prochaine, car on le réveille une fois par an, le Michel, entre la rentrée scolaire et le début de l’hiver. L’épave littéraire nous revient de la mer d’Irlande avec son SOS annuel écrit en morse soporifique.

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