30 avril 2010

N°37 sommaire

une037.gifSociété
27 France, le féminisme le plus bête du monde
30 Les chiffres tronqués de l’immigration

La Bouffe ou la vie ?
06 Attention, aliments toxiques ! Entretien avec William Reymond
19 La malbouffe fait son cinéma… d’épouvante
10 400 millions d’obèses : et moi, et moi, et moi…
11 De la chimie plein les papilles
14 Big Brother à table
16 Entre gavage pas cher et ravage sanitaire
18 Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme
22 Comment l’Europe réinvente le bio… chimique
24 Dis, c’est quoi une « Amap » ?
26 Et la gastronomie bordel ! Entretien avec Jean-Robert Pitte

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N°37 Editorial

Si Zemmour n’existait pas, il faudrait l’inventer


Il y a 2 500 ans, Diogène cherchait un homme sur les places d’Athènes avec une lanterne, en plein soleil de midi, car le philosophe hirsute était un provocateur. Nous, on cherche un brave dans les médias. On n’a trouvé que Zemmour. On ne va pas le lâcher comme ça. L’espèce est rare, très rare, tant prévaut de nos jours ce « déclin du courage » diagnostiqué par Soljénitsyne dans son célèbre discours de Harvard, « peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui ». C’était en 1978. Les choses se sont depuis aggravées.

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Entretien avec Jean-Luc Gréau

« L’Europe ne sera sauvée que par une remise en cause du dogme libre-échangiste »
Jean-Luc Gréau n’est pas vraiment un agité altermondialiste. Cadre au CNPF, puis au MEDEF pendant trente-cinq ans, c’est un économiste iconoclaste qui nourrit sa réflexion aux meilleures sources : Smith, Schumpeter et Keynes. A la différence de bon nombre de ses pairs, il a vu venir la crise, comme il la voit aujourd’hui se poursuivre. Un économiste avisé. L’espèce est rare.

Le Choc du mois : Quelles sont selon vous les nouveautés radicales qui caractérisent la globalisation économique mise en place dans les années 1980-1990, et dont vous dites qu’elles ont changé la nature même du libéralisme économique ?

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10:33 Publié dans le Choc le mensuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Garçon, un cancer !

Le Choc du mois : Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70 000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

Professeur Dominique Belpomme : 150 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

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400 millions d’obèses : et moi, et moi, et moi…

L’obésité est l’un des produits d’exportation américains qui se porte le mieux. En moins de vingt ans, elle a doublé. 400 millions d’obèses de par le monde. 100 millions rien qu’aux Etats-Unis (dont 10 % d’obèses morbides, les super-gros). En France, 14 % des adultes, soit trois fois plus qu’il y a douze ans.

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France, le féminisme le plus bête du monde

Dans son dernier livre Le Conflit, la femme et la mère, Elisabeth Badinter part en guerre contre le dogme de la mère parfaite, qui constitue à ses yeux le pire danger pour l’émancipation des femmes et l’égalité des sexes. Quand le faux retour de l’idéologie naturaliste affole pour de vrai Badinter. Ou les cris d’orfraie d’une femme libérée qui prend ses cauchemars pour des réalités.

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Deux géants dans le siècle : Jünger & Heidegger

Jünger et Heidegger se côtoyaient. Leurs idées aussi. La correspondance qu’ils ont nouée, enfin traduite, vient éclairer ce qui les rapprochait et les éloignait. Suivez Alain de Benoist, le meilleur des guides dans les arcanes de ces deux pensées !

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29 avril 2010

2012, suite (1)


Je vous ai déjà donné quelques éléments de base à propos de 2012 : le principal, c’est l’augmentation du champ vibratoire de la Terre — qui s’arrêtera à 13 Hz en 2012, ce qui est la fréquence du mode de plein éveil du cerveau.

Je vais maintenant vous livrer d’autres informations, dues à Alain Galtié (ingénieur en physique des matériaux devenu guérisseur au Guatemala, où une descendante des Mayas l’a initié au chamanisme) et rapportées par Claude Traks, un Belge un peu foutraque mais intéressant (c’est l’une des principales figures francophones du mouvement Nouvel Âge), dans son premier livre, À la recherche du message des dauphins (éditions CommuniCare, 1999). Outre ses activités de guérisseur, Galtié fabrique des vitraux, étudie l’une des anciennes langues mayas (le Kalchikel) et la traduit en espagnol moderne.

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21:26 Publié dans l'Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

27 avril 2010

L’étau se resserre

La force des préjugés. L’historien Ernst Nolte avait naguère déclenché un beau tollé en évoquant des « causes objectives » susceptibles d’expliquer l’antisémitisme des Allemands et l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Dans ce domaine, comme Sartre l’avait notamment théorisé dans La question juive, la doxa d’après-guerre était en effet de ne considérer l’antisémitisme que du seul point de vue des antisémites : un délire haineux qui, prenant sa source dans le christianisme, le socialisme ou le racisme, se suffit à lui-même et ne constitue en aucun cas la réaction d’un peuple au comportement jugé scandaleux d’un autre peuple. Parler de « causes objectives » de l’antisémitisme conférait soudain un « noyau rationnel » à ce que l’on tenait pour fondamentalement irrationnel. Les Juifs devenaient, dans une certaine mesure, comptables de l’antisémitisme qu’ils suscitaient dans les sociétés où ils étaient installés. C’est la même problématique qui est aujourd’hui à l’œuvre concernant l’immigration, dont le rejet par une part grandissante de Français n’est analysé que du point de vue psychologique de ces Français.

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10:11 Publié dans la semaine de Julien Jauffret | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

26 avril 2010

L’éclatement de la Belgique : victoire ou défaite de l’Europe ?

Faut-il que la Belgique meure pour que s’effondre l’Europe, à moins que cela ne provoque l’effet contraire, c’est-à-dire sa revanche sur l’Histoire ? On sait que la Belgique actuelle est née sur les décombres de l’empire français, au lendemain du Congrès de Vienne de 1815 où les puissances coalisées victorieuses de Napoléon (Grande-Bretagne, Russie, Prusse et Russie) donnèrent naissance au Royaume-Uni des Pays-Bas qui réunit alors les Pays-Bas autrichiens (anciens Pays-Bas espagnols correspondant à la partie méridionale de l’ensemble), les Provinces-Unies (couvrant la partie septentrionale, où l’on trouve, notamment, la Hollande) et les Pays de Généralité (principautés ecclésiastiques de Liège et de Malmedy-Stavelot). Le royaume, confié à Guillaume Ier d’Orange, devait servir d’Etat-tampon destiné à endiguer un éventuel expansionnisme français. Les politiques linguistiques (généralisation progressive du néerlandais de 1819 à 1822) et religieuses (laïcité protestante d’inspiration calviniste) eurent raison (déjà !) de l’unité territoriale et politique du pays. Les bourgeois francophones, les Flamands francisés, les Flamands flamingants (repoussant le néerlandais comme un idiome étranger), le clergé, les libéraux, la noblesse, formeront, de facto, « la monstrueuse union » qui favorisera le soulèvement contre le roi, le 25 août 1830 et renversera la monarchie orangiste. Le 4 octobre, l’indépendance de la Belgique sera proclamée avec le français comme langue officielle (auréolée du prestige de la pensée des Lumières), malgré les multiples dialectes et patois en usage d’est en ouste et du nord au sud du pays, tant chez les Wallons que chez les Flamands. Toutefois, subsistera toujours le malentendu linguistique flamand, dans la mesure où, d’une part, le français triomphera littéralement dans les institutions administratives, judiciaires et politiques de la nouvelle Belgique et où, d’autre part, le néerlandais, rejeté pour les raisons précitées (nonobstant la tentative de l’imposer par Jan Frans Willems, homme de lettre, père du mouvement flamand), suscitera un abcès de fixation de toutes les rancoeurs et amertumes futures.

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09:54 Publié dans le Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

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