31 mars 2010
La retraite bat en retraite
Plus que la question de notre identité nationale, celle des retraites ou du pouvoir d’achat (l’une ne va d’ailleurs pas sans l’autre) préoccupe au premier chef nos concitoyens. Elle est même explosive tant elle est au cœur du contrat social. Elle soulève, en effet, des questionnements cruciaux sur les choix sociétaux de demain et sur notre manière de nous projeter dans un avenir plus ou moins lointain, a fortiori lorsqu’il s’agit de l’envisager sans nous (pour cause de mort) et donc pour nos enfants et leur descendance. Assurément, sa réforme suppose d’avoir le courage de regarder le soleil en face.
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Mon vin rouge préféré est le Saint-Joseph émanant des Côtes du Rhône
Une bouteille, même de date récente, ne peut que faire l'affaire d’un gourmet doublé d’un bon vivant. Le 19 octobre dernier, j'en ai fait l'expérience, dans une brasserie, en compagnie de l'abbé Guillaume de Tanoüarn qui m'a initié à cet excellent cru dont je me souviens encore. Une côte de bœuf saignante et bien grillée sur les côtés l'accompagnait (et non l'inverse pour une fois). Vin légèrement poivré restant longtemps en bouche, ce Saint-Joseph se dégustait savamment, convenant parfaitement à notre palais comme à notre discussion. Il s’agissait d’une invitation involontaire à la messe au centre Saint-Paul puisque ce dernier se trouve rue Saint-Joseph à Paris. Les voies de Dieu sont décidemment impénétrables.
Arnaud Guyot-Jeannin
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27 mars 2010
Excuses, à qui le tour ?
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26 mars 2010
Revanchisme moderne : l’exemple féministe.
Mâle, c’est mal. L’époque a parlé ! Si la femme est l’avenir de l’homme, c’est que l’homme est le passé de la femme : logique. Un passé — comme il se doit quand on est moderne — honni et abhorré. Pourquoi ? Parce qu’en l’occurrence, le passé est décrété, de façon péremptoire et autoritaire (sic !), patriarcal et machiste. A la place de cet affreux passé fasciste, on essaye donc de construire un avenir de féminitude épanouie et triomphante, de matriarcat mou et moite. Un monde où les hommes sont les dociles destinataires de lamentables campagnes publicitaires pour de non moins ridicules produits cosmétiques, renoncent à transmettre leur nom et arrêtent enfin de vivre comme des hommes pour vivre comme des gosses (ou des gonzesses, ou des tarlouzes, ou même parfois un peu des trois à la fois : on en voit certains chez qui on se demande vraiment ce que c’est tellement ça ne ressemble plus à rien. De vrais hybrides !).
12:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25 mars 2010
La loi du mitan
La faute aux sondés. Ça devient une habitude. Après chaque élection, les sondeurs sont dorénavant obligés de s’expliquer sur leurs grossières erreurs d’appréciation, ce qu’ils font sans quitter ce ton pseudo-scientifique et arrogant qui fait tout leur charme. Avec sa gueule de premier de la classe, Brice Teinturier (TNS-Sofres) explique ainsi doctement, et sans l’ombre d’un mea culpa, que « la forte abstention ajoutée aux biais classiques de la sous-déclaration du vote FN et du refus de répondre aux enquêtes peuvent parfaitement expliquer les 2 à 2,5 points d’écart constatés entre les enquêtes et le vote ». Bref, les sondeurs font du bon boulot mais ce sont les électeurs qui ne jouent pas le jeu. A quand un institut de sondage qui trainera en justice ses sondés ?
14:10 Publié dans la semaine de Julien Jauffret | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24 mars 2010
communiqué du groupe de soutien à Eric Zemmour
Cher(e)s ami(e)s,
Notre mobilization a payé ! Eric Mougeotte a annoncé au « Monde » qu’il renonçait à licencier Eric Zemmour.
Nous sommes nombreux à avoir prévu de nous rendre demain devant le siège du « Figaro » à partir de 17h30 et jusqu’à 19h pour apporter notre soutien à Eric Zemmour. Le rassemblement est maintenu.
Allons-y pour signifier à la direction du « Figaro », sonnée par une telle mobilisation, que nous restons vigilants, remercier Eric Zemmour pour tout ce qu’il fait et dire notre attachement à la liberté d’expression. Allons-y avec nos slogans, nos panneaux, nos jeux de mots. Drôles et de bons goûts. Par exemple, pour les demoiselles et les dames : « Zemmour m’a libéré du féminisme », « Zemmour, j’oZe ». Allons-y joyeux et décalés pour donner aux médias qui pourraient avoir été tentés de venir la meilleure image possible.
Notez que ce rassemblement est apartisan et aconfessionnel.
A demain à partir de 17h30 au 14 boulevard Haussmann !
plus d'infos ici
14:05 Publié dans le Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Traiter du vin, boisson protéiforme, n’est pas une mince affaire !
Cette nourriture liquide est autant insaisissable que la définition de la Musique, dont Vladimir Jankélévitch disait qu’elle participait de l’ineffable. Le vin est un mystère, œuvre s’il en est, à la fois terrestre depuis Noé et divine depuis que le Christ l’a transformé en Son sang. Le sujet est délicat à preuve qu’il est central dans la plupart des repas. Dire le Vin concerne le divin, le devin, le partage de valeurs terriennes, rocailleuses, ondulantes, capricieuses et profondément ancrées dans notre sol siliceux, calcaire, voire schisteux. Comment « écrire » le vin alors qu’il est si aisé d’en parler un verre à la main ? Comment nier son caractère méta-physique en constatant qu’il influence à ce point notre métabolisme ? La couleur du vin, avec son drapeau tricolore (blanc, rosé, rouge), fait claquer les langues telles des oriflammes. La narration de ses nuances ne connaît plus alors de limites. Le vin est entier et celui qui l’honore chaque jour, sans interrompre le traitement, voit son apparence transformée. En cas de sainteté constatée, quelques transfigurations, ou figurations, peuvent se faire jour : nez teint framboise mûre, voire myrtillée, joues couperosées. Nous touchons là l’essentiel : la couperose rappelle le rosé, deux fois demi vin. Point d’intolérance cependant dans un débat alcoolo-citoyen. Monseigneur de Bernis ne disait-il pas, il y a un peu plus de deux siècles : « Lorsque je communie, ne voulant pas faire la grimace au Seigneur, je choisis toujours un grand Meursault. » A la tienne, à la nôtre, à la vôtre, à la leur. Le vin est grammatical aussi. Il a dû inventer l’accent tonique…
Vianney Hargasner
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Réponse d'Eric Zemmour à la Licra
(...) La mise en scène tout de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal +, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : «Attention, Zemmour dérape», et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : «tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent...Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...» Car si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage (...)
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23 mars 2010
Appel à la solidarité vigneronne
Bonjour à vous tous, vous n’êtes pas sans ignorer le tremblement de terre qu’il y a eu au Chili et qui a été très violent. Les médias n’ont, malheureusement, que très peu évoqués ce tragique évènement, qui a été plus violent que celui de Haïti. Si je viens vous parler de cela, c’est que nous avons un ami vigneron commun qui se retrouve en plein centre de cette tragédie, et qui par l’intermédiaire de Matthieu de Genevray, expose ces vins souvent sur nos salons. Il s’agit de Clos Ouvert, vin bio chilien. Le vigneron se nomme Louis Antoine Luyt.
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22 mars 2010
Les vrais abstentionnistes sont les politiques
Les résultats du 1er tour des élections régionales resteront dans les annales de la sociologie politique comme ceux qui virent l’émergence du premier parti de France, celui des abstentionnistes avec près de 54% des « suffrages ». Il est un moment où, comme l’écrivait Karl Marx, « à partir d’un certain nombre, la quantité est une nouvelle qualité ». Et le seuil normalement requis pour la majorité absolue (soit 50% + 1) a bel et bien été franchi au point que, d’une part, aucune des formations politiques en présence ne peut se targuer d’avoir fait un bon résultat électoral, d’autre part et corollairement, le taux d’abstention, parce qu’il dépasse le seuil précité, tient en suspicion, le scrutin lui-même pour absence de quorum, même si le Code électoral n’exige certes pas ce dernier.
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