01 octobre 2010
Michel Houellebecq est mort, son éditeur l’a ressuscité
J’en peux plus de Houellebecq, j’en peux plus d’ouvrir ma télé ou mon journal et de tomber sur son cadavre comateux, artificiellement maintenu en vie par son éditeur. Un soir qu’il était aussi désactivé que ma télé, j’ai même cru qu’on avait exhumé la momie de Ramsès II. C’était comme un squelette sorti du compost, à moitié légumifié, tout plein de tubercules fibreux qui pendaient au bout du micro et des bandelettes partout ailleurs qui donnaient à ce qu’il disait un côté hiéroglyphique. La momie de Toutânkhaillon. A croire qu’on la conserve dans un cendrier rempli de vieux mégots mâchouillés. Faudra demander aux houllecbecquologues.
Cette année, ils exultent. On va peut-être lui décerner le Goncourt, avant de le renvoyer dans les limbes. De toute façon, si c’est pas cette année, ça sera la prochaine, car on le réveille une fois par an, le Michel, entre la rentrée scolaire et le début de l’hiver. L’épave littéraire nous revient de la mer d’Irlande avec son SOS annuel écrit en morse soporifique.
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