26 avril 2010

L’éclatement de la Belgique : victoire ou défaite de l’Europe ?

Faut-il que la Belgique meure pour que s’effondre l’Europe, à moins que cela ne provoque l’effet contraire, c’est-à-dire sa revanche sur l’Histoire ? On sait que la Belgique actuelle est née sur les décombres de l’empire français, au lendemain du Congrès de Vienne de 1815 où les puissances coalisées victorieuses de Napoléon (Grande-Bretagne, Russie, Prusse et Russie) donnèrent naissance au Royaume-Uni des Pays-Bas qui réunit alors les Pays-Bas autrichiens (anciens Pays-Bas espagnols correspondant à la partie méridionale de l’ensemble), les Provinces-Unies (couvrant la partie septentrionale, où l’on trouve, notamment, la Hollande) et les Pays de Généralité (principautés ecclésiastiques de Liège et de Malmedy-Stavelot). Le royaume, confié à Guillaume Ier d’Orange, devait servir d’Etat-tampon destiné à endiguer un éventuel expansionnisme français. Les politiques linguistiques (généralisation progressive du néerlandais de 1819 à 1822) et religieuses (laïcité protestante d’inspiration calviniste) eurent raison (déjà !) de l’unité territoriale et politique du pays. Les bourgeois francophones, les Flamands francisés, les Flamands flamingants (repoussant le néerlandais comme un idiome étranger), le clergé, les libéraux, la noblesse, formeront, de facto, « la monstrueuse union » qui favorisera le soulèvement contre le roi, le 25 août 1830 et renversera la monarchie orangiste. Le 4 octobre, l’indépendance de la Belgique sera proclamée avec le français comme langue officielle (auréolée du prestige de la pensée des Lumières), malgré les multiples dialectes et patois en usage d’est en ouste et du nord au sud du pays, tant chez les Wallons que chez les Flamands. Toutefois, subsistera toujours le malentendu linguistique flamand, dans la mesure où, d’une part, le français triomphera littéralement dans les institutions administratives, judiciaires et politiques de la nouvelle Belgique et où, d’autre part, le néerlandais, rejeté pour les raisons précitées (nonobstant la tentative de l’imposer par Jan Frans Willems, homme de lettre, père du mouvement flamand), suscitera un abcès de fixation de toutes les rancoeurs et amertumes futures.

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08 mars 2010

La France pire que la Grèce ? Par Robert Massis

milton friedman.jpg« Les citoyens des pays participants [à la zone euro] devront non seulement accepter l’effacement de leur propre Banque centrale mais aussi les conséquences économiques qui en résulteront, par exemple davantage de chômage ou d’inflation, sans pouvoir essayer de tempérer ces conséquences. La monnaie unique fait perdre à chaque pays sa liberté d’appréciation concernant la politique économique qui est la plus appropriée à sa situation. C’est un sacrifice considérable auquel je en crois pas les Européens prêts ».
Ces propos sont-ils de Nicolas Dupont-Aignan, de Jean-Marie Le Pen, ou autres souverainistes inspirés ?

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01 mars 2010

Faisons l’Europe ! Mais quelle Europe ? Par Robert Massis

Evènement passé inaperçu, le traité de Lisbonne est rentré en vigueur le 1er décembre 2009. Ce que l’on appelle encore nominalement la France (mais qui n’est plus rien depuis longtemps) a ratifié le texte le 9 février 2008, non par la vox populi, mais par celle de ses supposés représentants, réunis en Congrès à Versailles. A l’exception de l’Irlande, tous les Etats recoururent à la voix parlementaire de façon à contourner les peuples, après les expériences référendaires jugées malheureuses de la France et de la Hollande en 2005. « Fraude à la Constitution  », pour les uns, « coup d’Etat  », pour les autres, « haute trahison  », d’amertumes épithètes utilisées pour décrire la douloureuse impression d’avoir été les cocus du moment.

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16 février 2010

L'Europe mongole

L’Europe dans le baba. Article très instructif du criminologue Xavier Raufer, dans le numéro 10 (hiver 2009-2010) de la revue Sécurité globale, sur le crime organisé en Turquie, maffia qui n’a rien a envier à la sicilienne mais dont on ne parle bizarrement jamais dans la grande presse (probablement pour ne pas affoler

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14:41 Publié dans la semaine de Julien Jauffret | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |