10 juillet 2010
N°38 Editorial
Au début des années 90, Nelson Mandela et Frederik de Klerk avaient aboli l’apartheid en Afrique du Sud. Ironie de l’histoire, c’est dans ce même pays que, vingt ans plus tard, Ribéry, Abidal et Anelka l’ont restauré, du moins dans les vestiaires de l’équipe de France. Alors, il ne faisait pas bon d’être blanc, sexy, intelligent… et mécréant (au sens islamique du terme), car ce n’est pas tant haro sur le Breton que l’on a joué dans ce huis clos grandguignolesque que sus aux « jambon-beurre ». Domenech avait pourtant pris soin d’écarter les Franco-maghrébins. Trop Ben Laden’s boys, les Ben zema, Nasri, Ben Arfa (des gens qui savent au moins jouer au foot et, pour le petit dernier, qui a de l’or dans les pieds, mais beaucoup trop de plomb dans la tête pour en tirer quelque chose). Erreur. Le problème est venu des convertis. Les Franco maghrébins se sont contentés de saccager le stade Charléty, de brûler des voitures et de supporter la sélection algérienne. Rien de nouveau. Des trois convertis à l’islam que comporte cette équipe, Anelka est le plus anodin. Son narcissisme est un produit de masse parmi la jeunesse, dorée ou non. Il pourrait brailler avec le rappeur Booba ou n’importe quel trader : « J’encule le système français, je suis expatrié.
Seul un peu d’oseille pourrait me rapatrier ». Ribéry – Bilal, Yousouf, Mohammed, de son état civil islamique complet – est la caillera de service et le boute-en-train du groupe, à charge pour lui d’organiser, entre un pèlerinage à la Mecque et un anniversaire chez Zahia, les soirées « halal spaghetti » et les batailles de polochons dans les « quatre-étoiles » loués par la FFF. Ribéry, il a les dents de Fernandel, l’accent de Dany Boon et la balafre de Tony Montana, dit Scarface (« le Balafré »). C’est Frankenstein acheté en soldes dans une braderie des Flandres. Abidal (Bilal, lui aussi, de son petit nom) est le plus déprimant de la bande. Puritain, intelligent, plus gauche que gaucher, il a une vraie tête d’affreux. Parfait pour un salafiste. Les autres sont bling-bling, lui, il est djellaba et chapelet de prière. C’est le black muslim des ghettos nordaméricains dans sa version française.
A eux trois (avec la complicité du malheureux Evra), ils ont donné le ton à cette équipe, mélange de dealers et de prêcheurs coraniques, tout en prenant en otage la France. La farce n’est pas nouvelle, puisqu’on la joue depuis vingt ans, avec toujours les mêmes protagonistes. Caïds de barres d’immeuble, petites frappes et barbus, parfaits duplicata des Gallas, Ribéry et autres Anelka, qu’on croise tous les jours dans les rues. C’est la génération « nique la France ». Là où les uns sifflent La Marseillaise, les autres se contentent de la snober. Mais pour le reste, c’est le même air de défi adressé à tous les Gourcuff du pays. De la mutinerie des footballeurs aux émeutes de 2005, des policiers caillassés aux insultes d’Anelka, des Marseillaise boudées aux Marseillaise sifflées, tout n’est qu’un seul et même problème. La désintégration de la France.
Mais voilà, le masque des millionnaires étant tombé, la gauche angélique ne pourra plus alléguer la misère pour justifier la révolte des banlieues. La sociologie n’est ici d’aucun secours. Mieux vaut lire les textes de Nietzsche sur le ressentiment, la grande passion des ratés. L’homme du ressentiment, c’est l’homme mal né, en proie à une haine intransitive, totale, hors de propos. Ainsi de nos barbaresques à nous, qui vomissent la France, les « souchiens » et tout ce qui les renvoie à leur néant. Ce sont les mutants du social. Ils ont choisi de transformer leur monde en prison, où, derrière des barreaux imaginaires, ils cultivent leur rage comme une plan te vénéneuse dans un monde qui n’est plus régi que par des règles carcérales : la violence et la solidarité clanique propres au lumpenprolétariat. Or, il se trouve que cette voyoucratie s’est adossée à une force pluriséculaire, le Coran, pour inventer quelque chose de nouveau : l’islam d’Occident, qui est un islam de prison, celui de la caillera et de la charia.
03:43 Publié dans le Choc le mensuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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