04 mars 2010

La chienlit libérale est en deuil : l’une des brebis a quitté le troupeau

Jacques Marseille, le célèbre économiste et historien, professeur en Sorbonne et chroniqueur du Point, nous a quittés. C’est une perte irremplaçable pour l’intelligentsia française, dont il incarnait si bien la lâcheté, l’incohérence et la bêtise.

Dans son « Hommage à Jacques Marseille (1945-2010) », sur le site lepoint.fr, Michel Colomès enchaîne les clichés comme on enfile les perles. Il a sans doute l’impression d’agiter l’encensoir : il ne fait que multiplier les tartes à la crème. Ainsi quand il salue l’homme qui, « inlassablement, pourfendait le mal français, l'absence de lucidité et de courage de nos gouvernants et cette incapacité de notre pays à accepter les réformes de structure sans lesquelles la France risque de continuer à glisser inexorablement vers un rang et une situation trop médiocre pour elle ». On devine presque les trémolos dans la voix et le regard humide de l’auteur de ces lignes compassées… Mais venons-en aux mérites de ce grand visionnaire. Ainsi, par exemple, qu’entend-on par « le mal français », qu’il aura si courageusement combattu jusqu’à la mort (ô, mânes de Bayard, que ne tremblez-vous d’admiration ?) ? Eh bien, ce terrible mal français, c’est simplement le fait que nous ne soyons pas encore totalement et absolument soumis au libéralisme, au marché, aux Américains et à l’obésité. Cet affreux mal français dont nous souffrons tellement tellement tellement, c’est le fait qu’un certain nombre de Français osent même refuser cette soumission. Ah, horreur ! « Un rang et une situation trop médiocre pour elle » ? T’as raison, Michel ! À la remorque de Washington et de Bruxelles — de la Fed et de la BCE — il ne saurait que s’agir, même pas seulement de médiocrité, mais d’humiliation, de reniement et d’avilissement. J’admets très volontiers que Jacques Marseille, — comme tous les libéraux qui n’ont pas compris ce qu’était le libéralisme, qui ne comprennent pas grand-chose non plus à l’histoire et sont esclaves de leurs croyances idéologiques à la con —, fut et resta sincèrement persuadé d’être un bon Français, loyal et patriote, et d’œuvrer au bien-être de notre pays. Lui accorder ce mérite (ou cette excuse, comme on voudra) me semble être le seul hommage qui doive lui être rendu. Pour le reste, qui vivra verra.

Alex

15:58 Publié dans l'Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

Commentaires

mauvaise pioche très cher je fais partie de la "chienlit libérale" et si tu te plains d'en être submergé, alors tu n'as encore rien vu salut ps : très post : désinscris moi s'il te plait et je ne sais pas qui t as donné mon adresse mais c'est une grosse erreur

Écrit par : cora | 11 mars 2010

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire